Sappho Léondias (1830-1900)

Dans ce travail, qui s’appuie sur une recherche originale et un matériel d’archives déjà constitué, nous nous pencherons sur le cas de la constantinopolitaine d’origine chypriote Sappho Léondias, et sur les domaines dans lesquelles elle a déployé son activité : presse, enseignement, lettres. Léondia...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Glavni avtor: Christodoulidou, Louisa
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Cahiers balkaniques 2016
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Dans ce travail, qui s’appuie sur une recherche originale et un matériel d’archives déjà constitué, nous nous pencherons sur le cas de la constantinopolitaine d’origine chypriote Sappho Léondias, et sur les domaines dans lesquelles elle a déployé son activité : presse, enseignement, lettres. Léondias a déployé l’essentiel de son activité à partir de la fin du xixe siècle, « toujours enseignant, dirigeant, étudiant, écrivant ».Pédagogue majeure et pionnière du xixe siècle, parlant plusieurs langues, extraordinairement cultivée, elle était la sœur d’Emilia Kténa‑Léondias avec laquelle elle édita le magazine féminin Eurydice. Personnalité à multiples facettes, érudite, poétesse (on l’a baptisée : « le rossignol d’Ionie au beau chant »), elle fut particulièrement prolixe puisque, outre la poésie, elle a écrit et traduit une foule de manuels pédagogiques, de nouvelles et de pièces de théâtre. On lui doit notamment la traduction d’Esther de Racine.Nous retiendrons surtout sa contribution à l’éducation des jeunes filles et le rôle qu’elle a joué pour instaurer de nouvelles idées et des méthodes d’avant-garde dans l’enseignement. Son discours, un discours de femme qui fait la part belle au genre sur des questions d’égalité des sexes dans l’éducation, la conduisirent à entrer en conflit avec des hommes de lettres prestigieux de son temps, par le biais de la presse.Il apparaît qu’elle n’a pas cessé un seul instant d’écrire et de lutter en faveur de l’égalité des sexes et d’une réforme de l’éducation des filles, principalement dans l’Hellénisme de l’Asie Mineure et qu’elle a été en quelque sorte un chef de file, ce qui la range dans l’élite de son époque, où elle fut érigée en modèle et devint une référence dans maints domaines. De l’aveu général, elle a laissé son empreinte de multiples manières et à ce titre a été qualifiée de « citoyenne majeure de la Nation ».