Slobodan Jovanović et la tradition du libéralisme doctrinaire serbe : pour un changement du paradigme
Cette étude essaye de remettre en cause une représentation ancrée qui échappe à la démarche critique de l’historiographie contemporaine selon laquelle la théorie dominante du droit et de l’État serbe de l’époque qui coïncide avec « l’âge d’or de la démocratie serbe », suivait fidèlement la ligne dro...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Veröffentlicht: |
Cahiers balkaniques
2014
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Cette étude essaye de remettre en cause une représentation ancrée qui échappe à la démarche critique de l’historiographie contemporaine selon laquelle la théorie dominante du droit et de l’État serbe de l’époque qui coïncide avec « l’âge d’or de la démocratie serbe », suivait fidèlement la ligne droite du libéralisme politique au sens moderne. Précisément, l’État de droit à la serbe au tournant du siècle, n’est pas, ou pas seulement, un Rule of Law, mais avant tout la foi en l’État fort « hégélien » en tant qu’entité prétendument neutre et hautement rationalisée. Cependant, si l’État est la seule garantie contre l’impact néfaste des facteurs irrationnels dans la politique, quelles que soient leurs origines – despotisme du prince absolu ou du peuple non instruit – c’est parce que sa rationalité est assurée par les éléments élitistes de sa Constitution libérale, mais non démocratique. De même qu’elle est fonction de leur normativisme juridique, selon lequel la validité, y compris le caractère obligatoire, d’une norme juridique, dépend exclusivement de son origine étatique quelle que soit l’opinion de ses destinataires, ou de la population gouvernée. |
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