Les Chypriotes, des Lusignan à l’Empire ottoman (1184-1878) : l’émergence des relations intercommunautaires gréco-turques
Cet article réévalue l’évolution de la situation sociopolitique des Chypriotes dans le « temps long », en comparant les périodes de domination des Lusignan, des Vénitiens et des Ottomans. En s’appuyant sur des documents et témoignages historiques, il montre comment l’oppression fiscale et religieuse...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publicat: |
Cahiers balkaniques
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article réévalue l’évolution de la situation sociopolitique des Chypriotes dans le « temps long », en comparant les périodes de domination des Lusignan, des Vénitiens et des Ottomans. En s’appuyant sur des documents et témoignages historiques, il montre comment l’oppression fiscale et religieuse fut beaucoup plus forte durant les dynasties des Lusignan et des Vénitiens que lors de la période ottomane. La conquête ottomane de Chypre (1570-1571) impliqua la fin du servage, l’émergence d’un système d’éducation autonome et l’affirmation de la liberté religieuse à travers les pouvoirs donnés à l’archevêque de l’île qui devint un puissant ethnarque. À rebours de ce que prétendent les nationalismes grec et turc d’aujourd’hui qui justifient le radicalisme ou le séparatisme, l’article insiste sur le pacifisme des relations intercommunautaires durant la période ottomane. Celles-ci furent fondées sur les solidarités villageoises, le respect du pluralisme religieux et de l’autonomie de chaque communauté, dans un système politique alliant un pouvoir temporel ottoman faible, celui du gouverneur, avec un pouvoir spirituel et populaire fort, celui de l’archevêque orthodoxe. |
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