Titu Maiorescu, Jean Psichari et la conscience littéraire nationale

À l’aube du xxe siècle, dans la conjoncture des « guerres de nations », un helléniste allemand, Karl Dieterich, osait comparer, dans une étude synchronique des Grecs et des Roumains, le développement culturel récent des deux peuples balkaniques. Les réformes établies par Titu Maiorescu et les Junimi...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Autor principal: Mitsou, Marie-Élisabeth
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cahiers balkaniques 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:À l’aube du xxe siècle, dans la conjoncture des « guerres de nations », un helléniste allemand, Karl Dieterich, osait comparer, dans une étude synchronique des Grecs et des Roumains, le développement culturel récent des deux peuples balkaniques. Les réformes établies par Titu Maiorescu et les Junimistes dans le domaine de la langue, de la littérature et de la philosophie témoignaient, selon l’auteur, du dynamisme de la politique culturelle roumaine, plus conforme aux normes occidentales du progrès que celle de la Grèce, qui restait fixée sur le culte du passé et sur une politique présomptueuse à l’égard des pays voisins. À partir de cet éloge de Maiorescu et des institutions roumaines, cet article rapproche le dilemme identitaire des intellectuels grecs du déclin du philhellénisme et de l’épanouissement des études balkaniques en Europe centrale. Sur le plan de la stratégie et des objectifs, il met en balance le projet réformateur de Maiorescu avec celui, plus restreint, de Jean Psichari et des démoticistes grecs.