La ville comme atelier de savoir décolonial dans le cadre d’une anthropologie publique

Depuis la modernité, la ville de Thessalonique est souvent vécue à travers la matrice d’une colonialité/rationalisation/racialisation/ethnicisation patriarcale qui agit sur l’esprit et le corps, et que l’on perçoit dans l’espace public. Avec pour objectif, le renversement des récits et des représent...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Auteur principal: Tsibiridou, Fotini
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers balkaniques 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Depuis la modernité, la ville de Thessalonique est souvent vécue à travers la matrice d’une colonialité/rationalisation/racialisation/ethnicisation patriarcale qui agit sur l’esprit et le corps, et que l’on perçoit dans l’espace public. Avec pour objectif, le renversement des récits et des représentations ethnocentriques, nationalistes et sexistes de la modernité, nous avons recours, sous l’égide du Laboratoire/Culture-Frontières-Genre (BSOS-Université de Macédoine) qui réalise des exercices sur le terrain, aux techniques créatives décoloniales des « assemblages ».Cette communication s’inscrit dans le cadre d’une anthropologie publique ayant pour objet de recherche les dominations palimpsestes des sujets minoritaires (les réfugiés du passé et les migrants du présent) ou des populations absentes (juifs et musulmans), les matérialités et les traces de leurs corps souvent féminins, vus/vécus comme subalternes.En parcourant des quartiers spécifiques de la ville de Thessalonique – « Extra/Intra Muros » de Ano Polis ou autour du Fragkomahala, aux alentours du port –, on suit ou on invente de manière militante des narrations performatives. À la différence du récit historiographique rationnel, linéaire, eurocentrique, pédagogique et sexiste du passé, on cherche à reconstituer les vides, les absences, les silences et les traumas des corps colonisés, souvent sous-représentés dans l’espace public de la modernité de la ville.