La mobilisation religieuse islamique durant la guerre d’indépendance turque
Résumé : La contribution de la religion, au sens conceptuel du terme autant que celle des courants religieux, au mouvement d’indépendance turc est l’une des dimensions sur lesquelles les travaux publiés sont trop souvent spéculatifs. Quelles que soient les intentions futures de Mustafa Kemal et de s...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Cahiers balkaniques
2025
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Résumé : La contribution de la religion, au sens conceptuel du terme autant que celle des courants religieux, au mouvement d’indépendance turc est l’une des dimensions sur lesquelles les travaux publiés sont trop souvent spéculatifs. Quelles que soient les intentions futures de Mustafa Kemal et de ses compagnons contre le sultanat, le califat et l’islam, il est indéniable que le religieux – précisons, islamique, principalement sunnite, et dans une moindre mesure, juif – a joué un rôle primordial dans la mobilisation de la population contre les puissances occupantes. La coopération entre oulémas, confréries, militaires et notables présentait un certain succès stratégique, dans la mesure où l’objectif officiel était de sauver le sultan-calife prisonnier des « infidèles » et le peuple musulman. Aussi, dans les congrès de résistance organisés à travers les différentes provinces (Thrace, Izmir, Erzurum, Sivas), et même à la Grande Assemblée nationale, la représentation du clergé régulier et séculier est très importante. Cependant, ce même religieux, en la personne du sultan-calife, du chef du corps religieux (le « şeyh’ül-islam »), et de certains organes de presse religieuse, tente également de s’opposer à ce mouvement, en utilisant ses institutions, telle que la fatwa. |
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