Les apories identitaires de la « deuxième génération d’Albanais » en Grèce au prisme de Xénia (Panos Koutras, 2014)
Il est une expérience de la migration en Grèce qui n’a guère retenu l’attention : celles des enfants, nés de migrants, légaux ou pas, dans les années 1990, sur le sol grec, et y ayant été élevé, mais qui, à 18 ans, doivent légalement prouver qu’au moins un de leurs parents est de nationalité grecque...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers balkaniques
2024
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Il est une expérience de la migration en Grèce qui n’a guère retenu l’attention : celles des enfants, nés de migrants, légaux ou pas, dans les années 1990, sur le sol grec, et y ayant été élevé, mais qui, à 18 ans, doivent légalement prouver qu’au moins un de leurs parents est de nationalité grecque, pour que la leur soit reconnue. Dans son film, Xénia, Koutras relate cette expérience complexe, à travers le cas de deux frères, « Albanais de la seconde génération », en quête de père et de patrie dans la Grèce contemporaine. Le but de cet article est de montrer comment le réalisateur traite cinématographiquement des apories identitaires aux prises avec lesquelles cette étrange étrangeté met les protagonistes : s’il élabore de leur expérience une représentation du rapport à soi et aux autres bancale, et partiellement aliénée, au regard des normes sociales et psychologiques, il ne s’en tient pas là, comme leur devenir de migrants orphelins et apatrides est l’occasion d’une réappropriation identitaire, subvertissant jusqu’au sens même de « l’identité » conventionnelle. Pour filmer cette transformation en ressources des contraintes aporétiques, le réalisateur recourt à une combinaison de procédés formels et narratifs puisant dans le répertoire de représentations et d’actions queer, tout en l’enrichissant. |
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