M. Karagatsis, La Grande Chimère (1953) : les affres de l’acclimatation
En 1953, M. Karagatsis publie le roman La Grande Chimère, qui clôt la trilogie intitulée S’acclimater sous le soleil de Phivos. La protagoniste, Marina Baret, en butte au mal-être d’une existence provinciale qui l’étouffe, émigre inopinément à bord du navire La Chimère aux côtés de Yannis Reïzis, un...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Cahiers balkaniques
2024
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | En 1953, M. Karagatsis publie le roman La Grande Chimère, qui clôt la trilogie intitulée S’acclimater sous le soleil de Phivos. La protagoniste, Marina Baret, en butte au mal-être d’une existence provinciale qui l’étouffe, émigre inopinément à bord du navire La Chimère aux côtés de Yannis Reïzis, un armateur grec en escale à Rouen. C’est dans l’espace pourtant confiné et étriqué de l’île de Syros, dans les Cyclades, que la jeune femme s’imagine enfin trouver une issue à sa mélancolie. Cet article démontre que, dans ce roman, la migration, dans une constante intertextualité avec l’Antiquité et la modernité littéraires, est tragiquement associée à la perdition, à l’ennui et à la mort. Marina, en quête d’amour, de vie, et d’ailleurs, échoue à s’affranchir d’une errance stérile et pesante, qui la pousse à sortir hors du monde par l’imagination et l’adultère, en quête d’un idéal fantasmé et caduc, jusqu’à la catastrophe finale. |
|---|