Nous sommes tous des étrangers : regards de la littérature grecque sur l’étranger

Avec cette étude nous examinons la place de l’étranger dans la littérature grecque ; nous observons comment les auteurs franchissent les frontières identitaires pour déconstruire les héros afin de proposer une nouvelle approche et répondre aux besoins d’une société changeante. Nous faisons référence...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
1. Verfasser: Kostakiotis, Georges
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Cahiers balkaniques 2024
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Avec cette étude nous examinons la place de l’étranger dans la littérature grecque ; nous observons comment les auteurs franchissent les frontières identitaires pour déconstruire les héros afin de proposer une nouvelle approche et répondre aux besoins d’une société changeante. Nous faisons référence aux travaux de R. Galanaki, Feux de Juda, cendres d’Œdipe (Φωτιές του Ιούδα, στάχτες του Οιδίποδα, 2000), de G. Tsirbas, Victoria n’existe pas (Η Βικτώρια δεν υπάρχει, 2013) et de G. Makridakis, Tout pour le bien (Όλα για καλό, 2017), trois écritures bien différentes – trois regards complémentaires qui se croisent pour constituer le spectre de l’évolution du protagoniste-narrateur face à l’étranger, à autrui et à soi. Les écrivains tentent de mettre en avant une identité discursive façonnée à partir des diverses histoires propres à chaque personnage concurrentes à l’histoire nationale. L’espace dans lequel les discours constituants délimitent un territoire spécifique est peu à peu aboli. Il s’en suit que les rapports des héros avec leur environnement subissent des changements qui façonnent les personnages, font et défont les caractères permettant une introspection jusqu’à remettre en question les protagonistes – et donc l’auteur et, à travers lui, le lecteur – et les mettre face à leurs propres origines. Enfin, le rapport aux autres et le rapport avec soi-même ne sont qu’illusoirement distinguables ; l’inter-discours ne se trouve plus à l’extérieur d’une identité fermée sur ses propres opérations, mais face à des personnes qui sont invitées à assumer leurs propres origines qui, en fin de compte, sont semblables à celles des autres.