L’impossible retour dans la Marâtre patrie de Michalis Ganas : lieux de précarité ; lieux d’altérité
Cet article aborde l’œuvre narrative du poète de la génération des années soixante-dix Michalis Ganas et se concentre sur les concepts d’exil, d’expatriation et de migration en tant qu’événements biographiques et en tant qu’empreintes psychiques et littéraires. Ganas et sa famille font partie du gro...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cahiers balkaniques
2024
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article aborde l’œuvre narrative du poète de la génération des années soixante-dix Michalis Ganas et se concentre sur les concepts d’exil, d’expatriation et de migration en tant qu’événements biographiques et en tant qu’empreintes psychiques et littéraires. Ganas et sa famille font partie du groupe des Épirotes qui, lors de la guerre civile en 1948 furent déplacés vers les pays socialistes et se fixèrent finalement dans le village de Beloyannis en Hongrie. Ils reviendront en Grèce en 1954. Dans son récit Marâtre patrie (1981), il évoque des événements et des souvenirs de son enfance d’expatrié mais aussi les conditions pénibles du retour dans une patrie « marâtre », marquée par les persécutions politiques, par l’indigence et l’émigration. L’objectif de notre étude est d’explorer les multiples aspects de I’étrangeté et de la localité dans l’œuvre de Michalis Ganas : expatriation, retour, migration interne, exil existentiel. Des situations à la fois réelles et littéraires, qui sont liées à des lieux mais, en même temps, imposées par le parcours du moi-poétique à travers le temps, son âge et sa maturation poétique. |
|---|