Au commencement était le voyage…
L’œuvre de Théo Angelopoulos est traversée à la fois par les mouvements d’émigration des Grecs exilés que par les mouvements d’immigration d’exilés en Grèce. L’incorporation de cette double dynamique nourrit une représentation de son époque, caractérisée par cette réalité politique, sociale et écono...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Cahiers balkaniques
2024
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | L’œuvre de Théo Angelopoulos est traversée à la fois par les mouvements d’émigration des Grecs exilés que par les mouvements d’immigration d’exilés en Grèce. L’incorporation de cette double dynamique nourrit une représentation de son époque, caractérisée par cette réalité politique, sociale et économique, mais surtout marquée par un état d’exil intérieur irriguant une mélancolie fin-de-siècle. La crise de déperdition du sujet touche autant les identités individuelles que collectives. La frontière et les mouvements de migration sont mobilisés par la poétique des films comme procédés rythmiques répondant à cette crise par la recherche d’un nouvel humanisme. La frontière constitue une ligne instable qui n’existe que pour être franchie et permettre ainsi une activité dialectique sans cesse renouvelée. Elle reconfigure par là le sujet et l’altérité (du monde ou d’un autre sujet), dans ce mouvement du devenir qui est celui de l’exil jamais achevé. |
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