Le thème littéraire du migrant dans la littérature grecque moderne : le cas des Tziganes
Nous examinons, dans deux œuvres importantes de la génération littéraire de 1880 en Grèce, L’Herbe d’amour (1888) de Georges Drossinis et Les Douze Paroles du Tzigane (1907) de Costis Palamas, la façon dont les Grecs ont abordé la question des migrants tziganes. En effet, la méfiance de la populatio...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Cahiers balkaniques
2024
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Nous examinons, dans deux œuvres importantes de la génération littéraire de 1880 en Grèce, L’Herbe d’amour (1888) de Georges Drossinis et Les Douze Paroles du Tzigane (1907) de Costis Palamas, la façon dont les Grecs ont abordé la question des migrants tziganes. En effet, la méfiance de la population grecque du xixe siècle à l’égard des Tziganes, étrangers nomades « non baptisés », a une certaine ressemblance avec les réactions de certains Européens d’aujourd’hui vis-à-vis des migrants. Dans L’Herbe d’amour, Drosinis présente à la fois les préjugés populaires des paysans de son l’époque et l’attirance exercée par une belle Gitane qui est reconnue comme un être humain. Dans Les Douze Paroles, domine l’attirance pour un étranger énigmatique. Mais la description qui en est faite est presque sans rapport avec la réalité. Le Tzigane « prophète des athées » créé par Palamas est un révolté qui n’existe que dans l’imagination d’un intellectuel nietzschéen grec du début du xxe siècle. |
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