L’image du « turc » dans la prose bulgare des XIXe et XXe siècles

Dans cet article est analysée la représentation de l’Ottoman (c’est-à-dire du « Turc », comme il est massivement nommé) qui nous est donnée par les écrivains bulgares. Partant de l’image négative léguée par le passé, depuis l’Histoire slavo-bulgare écrite en 1762 par Païssii de Khilendar et Vie et t...

Full beskrivning

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/ceb,
Huvudupphovsman: Vrinat-Nikolov, Marie
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Cahiers balkaniques 2012
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Dans cet article est analysée la représentation de l’Ottoman (c’est-à-dire du « Turc », comme il est massivement nommé) qui nous est donnée par les écrivains bulgares. Partant de l’image négative léguée par le passé, depuis l’Histoire slavo-bulgare écrite en 1762 par Païssii de Khilendar et Vie et tribulations du pécheur Sophroni, de Sophroni de Vratsa (1805-1812 ?), on suit la continuité de cette représentation et des topoï qu’elle engendre dans la prose bulgare de l’après-libération jusqu’au milieu du XXe siècle, ainsi que ses variantes, en tentant de comprendre ce qui peut motiver, dans les différents contextes politiques et sociaux, leur apparition : elle semble très liée aux avatars aussi bien de la politique intérieure et de la manière dont est vécu l’après-période ottomane, que de la politique du gouvernement bulgare à l’égard de ses ressortissants musulmans (les Pomaks) ou d’origine turque, enfin des relations de la Bulgarie avec l’URSS et la Turquie. On s’attache enfin à établir une typologie romanesque selon la manière dont est traité l’Ottoman dans cette prose