Le janissariat ou Au nom de l’Empire, au nom de la Nation, au nom du Parti, au nom de la Race !
Le janissariat, corps d’élite de l’Empire ottoman, trouve une évocation récurrente dans les littératures balkaniques. Des Prétoriens romains aux janissaires ottomans, en passant par les mamelouks d’Égypte, une seule et même idée anime les empires : constituer un corps de groupes militaires spécialem...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Cahiers balkaniques
2012
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Le janissariat, corps d’élite de l’Empire ottoman, trouve une évocation récurrente dans les littératures balkaniques. Des Prétoriens romains aux janissaires ottomans, en passant par les mamelouks d’Égypte, une seule et même idée anime les empires : constituer un corps de groupes militaires spécialement sélectionnés et formés qui puisse devenir la garde des empereurs et, plus largement, participer à la sauvegarde de l’Empire.Dans les littératures balkaniques, ce phénomène occupe une place prépondérante par la récurrence de son traitement. À travers deux écrivains macédoniens : Luan Starova et Stale Popov, nous questionnerons les raisons de l’importance de cette thématique.Loin de se limiter au seul homo balkanicus, nous tenterons de montrer, – à travers la théorie inédite d’Ernest Gellner fondée sur le janissariat et le concept de castration dans son ouvrage Nations et Nationalisme, ainsi qu’avec Georges Orwell et sa magistrale fable antitotalitaire : La ferme des animaux, et, enfin, avec Clarissa Henry, Marc Hillel et Léon Poliakov traitant du rapt des enfants et la naissance des « janissaires du IIIe Reich » –, que ce sujet concerne l’humain dans son humanité. |
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