Des Balkans
Les Balkans témoignent de contradictions géographiques et politiques, perceptibles dans le changement d’appellation des lieux au cours de l’Histoire : de la péninsule illyrienne, grecque, byzantine à la « Turquie d’Europe » plus récente. Il est resté une dénomination venue des Turcs, les « Balkans »...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/ceb, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Cahiers balkaniques
2012
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Les Balkans témoignent de contradictions géographiques et politiques, perceptibles dans le changement d’appellation des lieux au cours de l’Histoire : de la péninsule illyrienne, grecque, byzantine à la « Turquie d’Europe » plus récente. Il est resté une dénomination venue des Turcs, les « Balkans ». Cette presqu’île n’offre pas de frontières naturelles difficiles à franchir. Les délimitations des géographes et historiens sont relatives et souvent arbitraires, et donc contestées. Sa définition est difficile, car, étant associée à la progression des troupes ottomanes, cette « zone de turbulences » garde aux yeux de certains un caractère négatif. Marqués par les bouleversements telluriques et historiques, les Balkans témoignent d’une pluralité et d’une variété démographiques, ce qui pose un grand nombre de questions en termes de rapports ethniques, de constructions identitaires et territoriales. Les revendications s’appuient aussi bien sur le mythe que sur l’Histoire. L’apparition de l’État-nation a constitué dans ces régions de multiples fractures à l’image du schisme chrétien de 1054, divisant Églises et croyances, empires et pouvoirs, styles et écritures. L’islam a engendré de nouvelles oppositions ou intolérances. Les puissances étrangères sont intervenues dans ce jeu pour tenter de le stabiliser tout en déterminant leurs sphères d’influence, figeant par le jeu des traités une multitude de questions irrésolues ou conflictuelles, sans apporter de réponse durable. Cet inachevé, dans une histoire faite de partages, suscite des frustrations, et nécessite une réécriture qui tarde à se faire jour, faute d’apaisement entre les différentes sensibilités. La littérature se fait l’écho de ces situations par l’évocation de la cruauté, sous l’occupation ottomane (cf. Ivo Andrić) notamment, mais aussi dans l’actualité récente. « Cet espace qui produit plus d’histoire qu’il n’en peut consommer » (W. Churchill) est le cadre de création d’une riche production littéraire et artistique. |
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