Les chants contre : Turin, creuset de la parole ouvrière pacifiste
En tant que grand centre industriel et foyer du socialisme italien, Turin est pendant la Grande Guerre le creuset d’une parole ouvrière pacifiste qui affirme une identité culturelle prolétaire en train de se constituer. Le conflit consolide le rôle central de l’industrie turinoise qui contribue fort...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En tant que grand centre industriel et foyer du socialisme italien, Turin est pendant la Grande Guerre le creuset d’une parole ouvrière pacifiste qui affirme une identité culturelle prolétaire en train de se constituer. Le conflit consolide le rôle central de l’industrie turinoise qui contribue fortement à l’effort de guerre. Le combat qui fait rage au front ne tarit pas les luttes politiques et syndicales en ville. Conscients de leur valeur et de leurs droits, les ouvriers spécialisés vont se trouver en position de force et mènent leurs revendications salariales malgré l’arrivée massive de déplacés offrant une main d’œuvre nombreuse et peu qualifiée. Bouleversant la démographie de la ville, cet afflux dessine un espace urbain dans lequel les ouvriers sont relégués loin du centre désormais principalement bourgeois. Cette reconfiguration urbaine voit naître une production culturelle autonome dont les chants de protestation sont la manifestation la plus riche même si elle demeure encore peu étudiée. Les années du conflit sont ainsi décisives dans la constitution de l’identité culturelle ouvrière. |
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