Une identité imposée : les marques des pauvres dans les villes des xvie et xviie siècles
Dans la France de la seconde moitié, du XVIe siècle, de nombreuses municipalités imposent aux pauvres qu’elles secourent des insignes qui doivent être cousus sur leur vêtement : ce sont des croix le plus souvent, majoritairement rouges et jaunes. Cette volonté d’identification correspond à la mise...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers de la Méditerranée
2005
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans la France de la seconde moitié, du XVIe siècle, de nombreuses municipalités imposent aux pauvres qu’elles secourent des insignes qui doivent être cousus sur leur vêtement : ce sont des croix le plus souvent, majoritairement rouges et jaunes. Cette volonté d’identification correspond à la mise en place d’un nouveau système d’assistance, laïc et rationnel, dans lequel le port d’une étiquette identitaire est à la fois la preuve du droit à recevoir une aide, et un moyen d’empêcher toute fraude. Sur la scène du jeu social urbain, les marques des pauvres redoublent ainsi une domination économique par une hégémonie symbolique, de l’ordre de la présentation de soi. |
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