Le tyran et son double : la captation du tyrannique par le prince italien au xvie siècle
Au cours du XVIe siècle, dans l’espace politique italien l’usage de la tyrannie naguère vivement décriée se banalise. Les princes n’hésitent pas à manifester la dimension tyrannique et violente de leur pouvoir et la pensée politique accompagne cette évolution en établissant l’image d’une tyrannie au...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers de la Méditerranée
2005
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Au cours du XVIe siècle, dans l’espace politique italien l’usage de la tyrannie naguère vivement décriée se banalise. Les princes n’hésitent pas à manifester la dimension tyrannique et violente de leur pouvoir et la pensée politique accompagne cette évolution en établissant l’image d’une tyrannie aussi ordinaire que nécessaire qu’il faut accepter patiemment. Cette nouvelle représentation du souverain trouve son aboutissement dans le portrait du prince comme acteur principal des conjurations : en monopolisant ouvertement la violence illégitime en captant à son profit l’image du tyran et du tyrannicide, le prince se donne à voir comme détenteur d’une puissance aussi extrême que masquée et nécessaire. Par là-même, il ferme l’espace d’une possible opposition et pallie son manque de puissance réelle par l’affirmation d’une violence virtuelle. |
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