Latinité et antisémitisme latin au service du fascisme : culture et propagande chez Paolo Orano et Camille Mallarmé, entre France et Italie

À partir de la biographie croisée de deux intellectuels, cet article approfondit l’étude des circulations d’une culture antisémite et latine entre fascisme italien et extrême droite française. L’article met ainsi en lumière un antisémitisme latin, formé dans un cadre de référence intellectuel et pol...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Auteur principal: Valbousquet, Nina
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers de la Méditerranée 2018
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À partir de la biographie croisée de deux intellectuels, cet article approfondit l’étude des circulations d’une culture antisémite et latine entre fascisme italien et extrême droite française. L’article met ainsi en lumière un antisémitisme latin, formé dans un cadre de référence intellectuel et politique franco-italien, en exhumant deux figures de médiateurs : le couple formé par Paolo Orano et Camille Mallarmé, du syndicalisme révolutionnaire au nationalisme interventionniste de la Grande Guerre jusqu’au soutien au projet totalitaire fasciste. Professeur et député fasciste, Orano se distingue en publiant en 1937 Les Juifs en Italie, l’un des premiers pamphlets annonçant la propagande antisémite du régime fasciste, alors que sa femme relaie la campagne en tant que correspondante pour l’hebdomadaire français d’extrême droite Je Suis Partout. Avec une volonté de distinction vis-à-vis de l’antisémitisme nazi, cet antisémitisme latin repose sur une hostilité anti-allemande et sur une instrumentalisation politique de la tradition catholique. Il est en outre révélateur des tensions inhérentes entre fascisme transnational et nationalismes français et italien.