Les enfants, Rome et la latinité : un endoctrinement identitaire
Le fascisme a exploité l’image de Rome en tant que mère spirituelle de l’Italie, et a basé une grande partie de ses apparences sur celle d’une latinité mythique. La naissance de ce mythe commence à l’école, grâce aux textes scolaires, mais aussi aux images (cahiers, vignettes, couvertures…). L’endoc...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers de la Méditerranée
2018
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le fascisme a exploité l’image de Rome en tant que mère spirituelle de l’Italie, et a basé une grande partie de ses apparences sur celle d’une latinité mythique. La naissance de ce mythe commence à l’école, grâce aux textes scolaires, mais aussi aux images (cahiers, vignettes, couvertures…). L’endoctrinement passe aussi par des émissions radio, ainsi qu’à travers maintes chansons fascistes, de manière à créer une sorte d’imagerie « latino-fasciste » particulièrement adaptée à des enfants et à des gens peu cultivés. Le but était de créer une nouvelle forme d’identité, en puisant dans un passé commun à toute la péninsule, quoique mythifié. Parmi les procédés il y avait aussi celui d’identifier tout ce qui faisait la virtus romaine avec les modernes « vertus fascistes », de montrer des exemples – soigneusement choisis – dont les enfants pouvaient s’inspirer, d’exalter le passé et même de s’identifier à une « race » latine. En dépit du fait que cet héritage supposé existe depuis le tout début du fascisme, on remarquera que l’omniprésence des images « romaines » est présente surtout à partir des années 1930, après les accords du Latran et les célébrations pour le décennal du fascisme, c’est-à-dire quand le régime est bien installé et a éliminé les principaux obstacles à son expansion. C’est donc là que l’exploitation de la latinité commence vraiment, et que le souci d’affirmer une filiation spirituelle avec « nos ancêtres les Romains » devient une priorité. |
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