Quand « l’esprit rencontre la nuit » : révolte et déraison selon Camus
Cet article présente la relation de Camus à la pensée existentielle, et traite en particulier l’élaboration du concept de révolte au contact de l’irrationalisme de Léon Chestov. Dans tout le cycle de l’absurde, Camus ne cesse d’interroger l’envers dérangeant de l’esprit lucide à travers des question...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Cahiers de la Méditerranée
2017
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Cet article présente la relation de Camus à la pensée existentielle, et traite en particulier l’élaboration du concept de révolte au contact de l’irrationalisme de Léon Chestov. Dans tout le cycle de l’absurde, Camus ne cesse d’interroger l’envers dérangeant de l’esprit lucide à travers des questions sans issue : l’immortalité de l’âme, la mort, le suicide, le « mur », les confins de la vie (ou « les contrées éloignées »). Par un retour spéculatif à la sagesse, Camus oppose la catharsis grecque à la philosophie de la tragédie de Chestov, issue d’une critique impitoyable des diktats de la raison. Tandis que Fondane et Chestov s’appuient sur l’absurde pour subvertir la raison, Camus essaie de ramener l’absurde en tant que vécu à un principe de conduite morale. Ainsi, le retour à la sagesse grecque chez Camus correspond à la possibilité de sortir de l’impasse du nihilisme sans passer par le christianisme, pour rejoindre une éthique de la juste mesure. |
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