Paul Ricard, un maire provincialiste en croisade contre la « Sainte administration »
Très connu comme dirigeant de sa fameuse entreprise et pour ses nombreux projets, tels que le circuit du Castellet ou bien l’Institut océanographique, Paul Ricard fut aussi maire durant presque une décennie. Dans le village de Signes, situé dans l’arrière-pays varois, Paul Ricard veut conduire sa co...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de la Méditerranée
2017
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Très connu comme dirigeant de sa fameuse entreprise et pour ses nombreux projets, tels que le circuit du Castellet ou bien l’Institut océanographique, Paul Ricard fut aussi maire durant presque une décennie. Dans le village de Signes, situé dans l’arrière-pays varois, Paul Ricard veut conduire sa commune comme son entreprise précédemment, avec leadership et efficacité, exploitant au mieux son caractère fort et charismatique. Il envisage maints projets mais doit aussi affronter un ennemi « personnel », quasiment obsessionnel : l’administration publique, que Paul Ricard considère comme un monstre tout-puissant, détruisant les talents et bloquant le progrès par un étau de lois, de régulations et de procédures. Dans l’exercice de ses fonctions municipales, il perpétue un combat très médiatisé contre « l’État », qui avait commencé durant la période de l’Occupation, lorsque son entreprise était menacée par les lois anti-alcoolisme du régime de Vichy. Ce combat prit aussi une dimension identitaire, Paul Ricard ayant été très impliqué dans la défense de la culture provençale, contre ce qu’il appelait le « centralisme parisien ». |
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