Être un « bon » maire sous la Troisième République. Les maires varois décorés de la Légion d’Honneur
En choisissant de mettre à l’honneur des citoyens modèles, notamment grâce à la technique des décorations, la Troisième République a recours à une pédagogie par l’exemple pour installer durablement une culture méritocratique dans la société française. Pour cela, elle invente de nouvelles médailles t...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
|---|---|
| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Cahiers de la Méditerranée
2017
|
| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | En choisissant de mettre à l’honneur des citoyens modèles, notamment grâce à la technique des décorations, la Troisième République a recours à une pédagogie par l’exemple pour installer durablement une culture méritocratique dans la société française. Pour cela, elle invente de nouvelles médailles tout en s’appropriant celles qui avaient été créées sous les régimes précédents comme la plus prestigieuse d’entre elles : la Légion d’Honneur (1802). Si l’historiographie des usages symboliques de la République a été rendue solide avec les travaux de Maurice Agulhon sur la Provence, moins connues sont ces « élites de l’honneur » dont les archives publiques ont conservé les traces. En explorant le célèbre « Var rouge », il nous a été permis de cerner le profil de ces élites méditerranéennes que l’État républicain a souhaité honorer entre 1870 et 1940. Parmi celles-ci, se distingue la catégorie des maires, en particulier ces « bons maires » qui œuvrent pour la « républicanisation » de la société. Ce sont quelques-unes de ces personnalités qui seront présentées dans ce chapitre. |
|---|