La fin de la Méditerranée ? Conséquence des révolutions arabes

La notion de Méditerranée s’est construite en France et dans d’autres pays européens autour de plusieurs mythes. Le principal étant l’unité géographique et la cohérence politico-économico-religieuse du bassin. En réalité, il s’est agi, d’abord d’un discours colonial qui a fini, au Nord, par imprégne...

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الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
المؤلف الرئيسي: Daguzan, Jean-François
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Cahiers de la Méditerranée 2015
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الملخص:La notion de Méditerranée s’est construite en France et dans d’autres pays européens autour de plusieurs mythes. Le principal étant l’unité géographique et la cohérence politico-économico-religieuse du bassin. En réalité, il s’est agi, d’abord d’un discours colonial qui a fini, au Nord, par imprégner la perception globale de l’Union européenne. Cette vision n’a jamais existé au Sud. Ceci étant, la chute de l’Union soviétique et la montée en puissance de l’Europe dans les années 1990 ont favorisé un tel discours qui a sous-tendu la politique de coopération (Processus de Barcelone puis Union pour la Méditerranée). Cette fiction unitaire a volé en éclat avec les révolutions arabes et la crise économique et financière. Certains états ont sombré ; les nouvelles constitutions font peu de cas de la Méditerranée ; les projets économiques sont en panne mais surtout les nouveaux gouvernements et les opinions publiques remettent en cause le cadre politique inclusif qui permettait d’associer Israël sans trop de heurts dans un ensemble coopératif. Cet article a pour vocation de faire apparaître cette prégnance du discours mythique et de proposer les voies d’une nouvelle approche libérée du passé et prenant en compte une approche élargie de la coopération euro-méditerranéenne fondée sur les interconnexions de zones, les changements géopolitiques et les nouvelles contraintes posées par la mondialisation.