Le retour de la Turquie en Méditerranée : la « profondeur stratégique » turque en Méditerranée pré- et post-printemps arabe
L’image de la Méditerranée n’a jamais été stable dans l’imaginaire turc. Étant successivement perçue comme un espace d’expansion, de défaite, de confrontation, de stagnation économique et d’arriération civilisationnelle/culturelle, la Méditerranée a souvent suscité un réflexe d’évitement si ce n’est...
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
Cahiers de la Méditerranée
2015
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| 主题: | |
| 在线阅读: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 总结: | L’image de la Méditerranée n’a jamais été stable dans l’imaginaire turc. Étant successivement perçue comme un espace d’expansion, de défaite, de confrontation, de stagnation économique et d’arriération civilisationnelle/culturelle, la Méditerranée a souvent suscité un réflexe d’évitement si ce n’est de rejet dans l’inconscient turc. Toutefois, en 2002, l’accession au pouvoir d’une nouvelle élite politique représentée par l’AKP change la donne : d’un espace à éviter, la Méditerranée devient un espace utile et fonctionnel à investir. Dans l’esprit des stratèges de l’AKP, la Méditerranée a en effet une fonction instrumentale : elle doit servir d’« hinterland » et de tremplin nécessaire à l’accession de la Turquie au rang de puissance régionale puis à terme mondiale. Cette « redécouverte » et cette revalorisation par les Turcs de l’espace méditerranéen sous l’AKP provoquent un « retour » turc en « mer blanche », la Turquie s’y engageant suivant des calculs d’intérêts complexes et en utilisant des moyens et stratégiques spécifiques, caractéristiques d’une puissance moyenne. Or, les révolutions arabes qui ont secoué la Méditerranée orientale ont porté un coup d’arrêt à l’émergence régionale d’Ankara, provoquant peut-être dans un avenir proche un recul et une dé-méditerranéisation de la Turquie. |
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