Même les esclaves peuvent avoir une confrérie

Dans la ville portuaire de Messine, en 1584, est fondée une confrérie originale, celle des esclaves noirs convertis. La cérémonie d’accueil qu’on leur réserve au sein de l’église et du sénat de la ville montre l’acceptation « officielle » de tous les citoyens chrétiens. L’intégration sociale des noi...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Autor principal: Restifo, Giuseppe
Format: Article ou chapitre numérique
Publicat: Cahiers de la Méditerranée 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans la ville portuaire de Messine, en 1584, est fondée une confrérie originale, celle des esclaves noirs convertis. La cérémonie d’accueil qu’on leur réserve au sein de l’église et du sénat de la ville montre l’acceptation « officielle » de tous les citoyens chrétiens. L’intégration sociale des noirs africains semble être plus problématique. Les Trinitaires, après 1606, arrivent à faire abolir la confrérie des esclaves. Messine, comme tant d’autres villes portuaires de l’aire méditerranéenne, « apprécie » la présence d’esclaves noirs, mais pas de façon organisée ; or, une confrérie, l’est. L’opposition des pères trinitaires et l’activisme zélé des Jésuites sur les rives du détroit sont les deux faces d’une même pièce : les esclaves ne doivent pas s’organiser. Les esclaves sont soumis à un traitement individuel, aussi bien dans la conversion en ce qui concerne dans l’affranchissement. Mais chaque cas est un cas individuel.