Quelques cas d’évasions de captifs chrétiens au Maroc, fin xviie- début xviiie siècle, selon le père Dominique Busnot

On a beaucoup écrit sur le rachat de captifs au Maroc à l’époque moderne. Depuis le dernier quart du xviie siècle, les hommes et les femmes capturés en mer et ceux arrivés sur le sol marocain suite à un naufrage sont propriété du sultan. Et, depuis Moulay Ismaël, ils sont quasiment tous regroupés à...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Hovedforfatter: Farouk, Ahmed
Format: Article ou chapitre numérique
Udgivet: Cahiers de la Méditerranée 2014
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:On a beaucoup écrit sur le rachat de captifs au Maroc à l’époque moderne. Depuis le dernier quart du xviie siècle, les hommes et les femmes capturés en mer et ceux arrivés sur le sol marocain suite à un naufrage sont propriété du sultan. Et, depuis Moulay Ismaël, ils sont quasiment tous regroupés à Meknès, où ils sont employés à la construction de la ville royale. Leur nombre, élevé, varie selon les époques et les conjonctures politiques et économiques. Pour les racheter, les Pères rédempteurs devaient se rendre à Meknès pour négocier leur libération. Non seulement l’action des religieux n’aboutit pas toujours, mais certains captifs n’ont aucun espoir de retrouver un jour la liberté.Les évasions sont donc un autre moyen d’échapper à sa condition d’esclave et de mettre fin aux humiliations et aux privations endurées dans la capitale royale, Meknès à l’époque. Au début du xviiie, après une rédemption plus ou moins réussie, le père Dominique Busnot nous fait connaître l’existence des « métadores », passeurs marocains qui pouvaient conduire certains captifs vers Mazagan ou vers l’un des présides de la côte méditerranéenne, c’est-à-dire vers l’une des « terres chrétiennes », selon la terminologie de l’époque. Il semble d’ailleurs que les Espagnols exploitaient cette dangereuse filière bien avant les Français. Notre article signal l’existence de ce système, présente quelques cas et s’interroge sur sa portée politique, économique et idéologique.