Turin capitale, Turin provinciale : le milieu culturel turinois face au transfert de souveraineté
Cet article étudie la manière dont les intellectuels et le milieu culturel turinois ont réagi après l’Unité italienne au déplacement du centre de gravité politique en direction de Rome, par lequel la ville de Turin s’est trouvée dépossédée de son rôle de capitale. Tout d’abord, ils ont contribué à s...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article étudie la manière dont les intellectuels et le milieu culturel turinois ont réagi après l’Unité italienne au déplacement du centre de gravité politique en direction de Rome, par lequel la ville de Turin s’est trouvée dépossédée de son rôle de capitale. Tout d’abord, ils ont contribué à surmonter ce traumatisme en construisant une nouvelle identité à la ville à la fin du xixe siècle. Cette réflexion culturelle et politique sur la situation de la ville s’oriente ensuite vers une relecture critique du Risorgimento et une contestation sociale et politique de l’Italie issue de l’Unité. Après la première guerre mondiale, Turin devient alors, avec les progrès du socialisme et les expériences de gestion directe de la production, le foyer de projets de contre-société ainsi que le centre d’une contestation culturelle, dont une des thématiques principales est le rejet du provincialisme culturel et de l’archaïsme politique de l’Italie. Ces revendications sont également une manière de réclamer à nouveau pour la ville le rôle moteur qui lui revient, pour mener une sorte nouveau Risorgimento et s’opposer au fascisme. |
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