Communication transnationale dans l’espace public juif : le journal Halevanon à Paris (1865-1870) et la « traversée de la Méditerranée ». Rubriques, textes et publicité
La presse palestinienne, puis israélienne, en langue hébraïque, est née de la diaspora juive européenne. Les premiers journaux hébraïques modernes sont parus en Europe dans la seconde moitié du xixesiècle, et leurs successeurs en Palestine peu après. Leurs fondateurs étaient aussi des journalistes d...
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
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| 主题: | |
| 在线阅读: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 总结: | La presse palestinienne, puis israélienne, en langue hébraïque, est née de la diaspora juive européenne. Les premiers journaux hébraïques modernes sont parus en Europe dans la seconde moitié du xixesiècle, et leurs successeurs en Palestine peu après. Leurs fondateurs étaient aussi des journalistes d’origine européenne. Mais le premier périodique hébraïque de Palestine Halevanon (Jérusalem, 1863) et son éditeur-rédacteur-en-chef Yehiel Bril ont fait un trajet inverse : de Palestine en Europe (d’abord Paris, puis Mayence et Londres). Même en Europe Halevanon a gardé son orientation « palestinienne et orientale » en constituant de par ses textes et rubriques, un pont entre la société juive en Europe et son centre d’intérêt spirituel puis politique. Ses annonces publicitaires sont un exemple de la communication transnationale (et « transméditerranéenne ») dans l’espace public juif de cette période dans le cadre si difficile pour cette presse du passage du « journalisme des gens de lettres privés » aux « services de consommation publics des médias de masse » tel que défini par J.Habermas. Le double sens du mouvement des organes de presse hébraïques et des messages transmis par leurs soins, reflète la formation de l’espace public juif à l’ère précédant immédiatement l’éclosion du sionisme et les transferts des « centres culturels » hébraïques, et referme ainsi le cercle éternel de ce que l’on pourrait appeler « la communication juive » à travers le monde et la Méditerranée. |
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