L’espace européen du travail des verriers italiens, xvie-xixe siècle. Dynamiques et structures de migrations spécialisées
Travailler chez l’autre n’est pas systématiquement le fruit de la misère locale, de même que ce ne sont souvent pas les plus pauvres qui partent, mais d’abord ceux qui ont un capital social, économique ou technique qu’ils peuvent mobiliser dans la migration. La recherche ici présentée sur les verrie...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Travailler chez l’autre n’est pas systématiquement le fruit de la misère locale, de même que ce ne sont souvent pas les plus pauvres qui partent, mais d’abord ceux qui ont un capital social, économique ou technique qu’ils peuvent mobiliser dans la migration. La recherche ici présentée sur les verriers d’Altare et de Venise à l’époque moderne permet de ne pas limiter ce constat à l’époque contemporaine, mais au contraire de resituer les phénomènes actuels dans des perspectives de longue durée. Les migrations de spécialistes, allant plus ou moins vers les mêmes lieux pour y réaliser des productions semblables ne sont pourtant pas nécessairement similaires. Au contraire, elles obéissent à des logiques différentes, incompréhensibles sans prendre en compte l’organisation des communautés de départ. Les comprendre est également nécessaire pour saisir les modalités de circulations techniques qui n’ont rien de « transferts » purs et simples. Enfin, les retours étant tout aussi fréquents que les départs, l’article revient sur les diverses conséquences sur la communauté d’origine des migrations de travail. |
|---|