Le long exil de la philosophe espagnole Maria Zambrano (1939-1984)
L’exode de 1939 n’a jamais quitté la philosophe espagnole María Zambrano qui a défendu jusqu’au bout les valeurs de la République. Une fois convaincue de l’irréversibilité de l’expatriation, elle entre en exil profond ; rien n’y fera, même le retour au bout de quatre décennies dans une Espagne démoc...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’exode de 1939 n’a jamais quitté la philosophe espagnole María Zambrano qui a défendu jusqu’au bout les valeurs de la République. Une fois convaincue de l’irréversibilité de l’expatriation, elle entre en exil profond ; rien n’y fera, même le retour au bout de quatre décennies dans une Espagne démocratique. Le sentiment de déracinement d’une patrie matérielle, d’abandon total, de « déprise », conduit le sujet à une patrie spirituelle. Zambrano a su traduire ce mouvement ascendant – de la « privation » à la « révélation » – sur le mode à la fois philosophique et poétique, aussi bien dans ses essais que dans son unique pièce de théâtre, La tombe d’Antigone, saisissante métaphore de la guerre fratricide et de l’exil. Les inflexions de la trajectoire intellectuelle s’articulent sur les avatars de la vie, aussi son œuvre apparaît-elle comme une « confession ». |
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