Pensée en exil et décolonisation : le cas maghrébin

Cet article étudie la pensée en exil dans le contexte de l’engagement des Maghrébins, et particulièrement des Tunisiens, dans le processus de décolonisation. Les exilés par obligation (proscrits, réfugiés, prisonniers éloignés) et par nécessité (étudiants, ouvriers) vivent l’expérience d’habiter un...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
第一著者: Chater, Khalifa
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Cahiers de la Méditerranée 2013
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cet article étudie la pensée en exil dans le contexte de l’engagement des Maghrébins, et particulièrement des Tunisiens, dans le processus de décolonisation. Les exilés par obligation (proscrits, réfugiés, prisonniers éloignés) et par nécessité (étudiants, ouvriers) vivent l’expérience d’habiter un espace autre. Ils doivent vivre autrement, dans le lieu d’accueil. À l’épreuve de l’exil, ils élaborent leurs visions, en relation avec leur vie exilique. Le traité de l’exil de Tahar Sfar (déporté à Zarzis, en 1935) pose la problématique et précise les enjeux. L’étude des cas de Habib Bourguiba, Salah Ben Youssef et Rachid Driss montre l’impact différentiel de l’exil sur ces personnalités. Fait indéniable, l’exil explique la genèse à l’étranger de l’idée de l’Union du Maghreb (dans les années 1930-1940).