L’exil portugais en France (1927-1931) : corps en exil, esprit au Portugal

L’implantation de la dictature militaire au Portugal, en 1926, contraint à l’exil l’élite dirigeante de la république moribonde et les intellectuels de la gauche républicaine, suivis par les militaires impliqués dans les différentes conjurations qui se succèdent jusqu’en 1931. Leur point commun est...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Главный автор: Climaco, Cristina
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Cahiers de la Méditerranée 2013
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:L’implantation de la dictature militaire au Portugal, en 1926, contraint à l’exil l’élite dirigeante de la république moribonde et les intellectuels de la gauche républicaine, suivis par les militaires impliqués dans les différentes conjurations qui se succèdent jusqu’en 1931. Leur point commun est l’idée de restaurer la République, cela au moyen d’un mouvement militaire, qu’ils désignent par révolution, et qu’ils commencent à préparer dès leur arrivée en exil. Leurs priorités sont la fomentation de la révolution et la création, par la propagande, d’un climat favorable à son éclosion. Obsédés par l’action immédiate et croyant leur séjour bref, ils délaissent les contacts avec les milieux qui les soutiennent et leur insertion dans les milieux d’accueil. Aux contraintes psychiques résultant de leur condition même d’exilés s’ajoutent les difficultés matérielles d’un exil qui se prolonge. L’espoir de l’arrivée cède peu à peu la place au désenchantement, d’autant plus que la cause portugaise ne trouve pas dans les milieux d’accueil le soutien escompté. Leur impuissance à renverser la dictature les rend aigris et amers, mais le départ en Espagne après l’implantation de la IIe République leur rend l’espoir, bien que le résultat soit une nouvelle désillusion puisque le régime ne tombera qu’en 1974, au moyen, ironie du sort, d’un mouvement purement militaire.