Une captivité insulaire. Prisonniers de guerre et internés civils en Corse 1914-1918
Au cours de la Grande Guerre, plus de 2 000 internés civils et prisonniers de guerre séjournent en Corse. Leur présence dans cette île méditerranéenne met la population directement en contact avec l’ennemi et révèle les limites de l’effort de guerre dans une région périphérique. En effet, dans ce dé...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers de la Méditerranée
2013
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Au cours de la Grande Guerre, plus de 2 000 internés civils et prisonniers de guerre séjournent en Corse. Leur présence dans cette île méditerranéenne met la population directement en contact avec l’ennemi et révèle les limites de l’effort de guerre dans une région périphérique. En effet, dans ce département considérablement affaibli par des conditions de mobilisation particulières, l’utilisation de ces captifs comme main-d’œuvre agricole et industrielle aurait dû pallier l’absence de près de 40 000 actifs. En fait, ce système est inefficace. Il engendre des tensions entre les autorités militaires, civiles et politiques. Celles-ci se disputent la gestion des prisonniers tandis que le gouvernement refuse l’envoi de nouveaux captifs et tente même d’en diminuer le nombre. Sans remettre en cause l’attachement des Corses à la Nation, cette situation se répercute dans l’opinion insulaire mettant en lumière la résurgence d’un sentiment d’exclusion de la communauté nationale et relativisant ainsi le concept de consensus de l’arrière. |
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