De la déportation à l’expulsion : évangélisation et assimilation forcée
Au lendemain de la déportation à Séville de plus de 4 000 morisques en provenance de l’ancien royaume de Grenade, en 1570, un important dispositif fut mis en place pour briser la résistance de cette minorité réputée rétive à l’intégration, déstructurer les solidarités et prévenir la création de nouv...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers de la Méditerranée
2010
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Au lendemain de la déportation à Séville de plus de 4 000 morisques en provenance de l’ancien royaume de Grenade, en 1570, un important dispositif fut mis en place pour briser la résistance de cette minorité réputée rétive à l’intégration, déstructurer les solidarités et prévenir la création de nouveaux réseaux. La finalité était de faciliter le succès de la pastorale auprès des nouveaux-chrétiens et garantir l’allégeance au monarque. Il convient de faire le point à Séville sur le sort de cette minorité dont les effectifs furent notoirement fluctuants. Soumis au feu croisé des institutions répressives et spirituelles, les morisques bénéficièrent également de la bienveillance des autorités et des élites qui, malgré la persistance d’un sentiment de rejet profondément ancré dans la population, voyaient dans l’afflux de cette main-d’œuvre corvéable et compétente, un contrepoids à l’envolée des coûts de production. Au moment de l’expulsion, divers documents laissent toutefois entendre que l’intégration d’une grande partie de ces morisques était en cours. |
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