L’Internationale ouvrière socialiste (IOS) et le fascisme dans les années 1920 : autour de l’intervention de Filippo Turati au congrès de Bruxelles (août 1928)
Le congrès de Bruxelles de l’Internationale ouvrière socialiste (IOS) en 1928, six ans après la marche sur Rome et trois ans après la « stabilisation » du régime fasciste en Italie, est marqué par une controverse opposant deux grandes figures du socialisme européen : le belge Emile Vandervelde et l’...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Cahiers de la Méditerranée
2026
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Le congrès de Bruxelles de l’Internationale ouvrière socialiste (IOS) en 1928, six ans après la marche sur Rome et trois ans après la « stabilisation » du régime fasciste en Italie, est marqué par une controverse opposant deux grandes figures du socialisme européen : le belge Emile Vandervelde et l’italien Filippo Turati, en exil depuis 1926. Le premier défend la thèse d’un fascisme associé à la « réaction » et à l’arriération économique et politique, apanage de l’Europe méridionale et orientale. Pour le second, le fascisme est un produit de la modernité, donc généralisable en Europe et ne peut se comprendre sans la « culture de guerre » générée par le premier conflit mondial. Si le débat tourne court, il témoigne de la propension majoritaire chez les socialistes des années 1920 à rejeter le fascisme du côté d’un passé autoritaire et même « médiéval » ou d’une géographie de la pré-modernité. L’arrivée de Hitler au pouvoir en 1933 bouleversera cette vision, sans en remettre complètement en compte les fondements. |
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