Les représentations de l’Orient entre magie et sacré dans la Florence du xve siècle : chronique d’un fantasme devenu politique
Dans la Florence du xve siècle, l’Orient fascine autant qu’il inquiète. Les échanges culturels, notamment lors du Concile de Florence de 1439, introduisent dans la ville une riche tradition byzantine et musulmane, nourrissant un imaginaire mêlant magie, sacré et exotisme. L’Orient est perçu comme hé...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers de la Méditerranée
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans la Florence du xve siècle, l’Orient fascine autant qu’il inquiète. Les échanges culturels, notamment lors du Concile de Florence de 1439, introduisent dans la ville une riche tradition byzantine et musulmane, nourrissant un imaginaire mêlant magie, sacré et exotisme. L’Orient est perçu comme hérétique mais aussi porteur d’un savoir ancien précieux. Dans les arts, la littérature et les fêtes florentines, cette vision nourrit des représentations théâtrales, philosophiques et picturales. Les Médicis en particulier s’approprient ce fantasme oriental pour légitimer leur pouvoir. Marsile Ficin synthétise philosophie grecque et traditions orientales pour forger une spiritualité universelle tandis que la fresque des Mages de Benozzo Gozzoli symbolise cette instrumentalisation politique et culturelle. L’Orient devient ainsi un levier de prestige, de domination intellectuelle et de grandeur dynastique pour Florence. |
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