Maurice Bouladoux, la CFTC, l’Algérie et la fin de la Quatrième République ou l’impossible solution pacifique

La guerre d’Algérie a créé des clivages profonds et durables dans la société française. Au début du conflit, Maurice Bouladoux, président de la CFTC depuis 1953, est rapidement amené à comprendre la portée politique du problème. Néanmoins, l’école de pensée à laquelle il appartient le pousse à la ne...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Egile nagusia: Bouladoux, Paul-Joseph
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers de la Méditerranée 2024
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La guerre d’Algérie a créé des clivages profonds et durables dans la société française. Au début du conflit, Maurice Bouladoux, président de la CFTC depuis 1953, est rapidement amené à comprendre la portée politique du problème. Néanmoins, l’école de pensée à laquelle il appartient le pousse à la neutralité dans ce domaine. Il s’efforce en parallèle de maintenir la cohésion d’une organisation divisée. Attaché aux institutions démocratiques et soucieux d’assister à une sortie rapide du conflit, ses positions évoluent face aux évènements, creusant un fossé avec la frange pro-Algérie française du syndicat. à partir de 1956, cette recherche de la paix et le refus d’une répression aveugle favorisent un rapprochement avec l’aile gauche de la centrale et contribuent à la cristallisation d’un centre confédéral. Celui-ci, davantage ouvert sur la décolonisation et les questions politiques, donnera l’impulsion à la transformation de la CFTC, qui deviendra en 1964 la CFDT.