Médecin du prince et primo enter pares. Médecins et agents d’influence à la Cour du Bardo dans la Tunis husseinite (1757-1881)

Sur la base d’un processus d’imitation de la Cour impériale, les beys de Tunis procèdent dès le xviie au recrutement de médecins européens à leur service. Prisés, tant pour leur science que pour des raisons de prestige, ceux-ci cohabitent au départ avec les médecins traditionnels dont l’Amîn al Aṭib...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Hoofdauteur: Ghali, Adnen El
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Cahiers de la Méditerranée 2023
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Sur la base d’un processus d’imitation de la Cour impériale, les beys de Tunis procèdent dès le xviie au recrutement de médecins européens à leur service. Prisés, tant pour leur science que pour des raisons de prestige, ceux-ci cohabitent au départ avec les médecins traditionnels dont l’Amîn al Aṭibbâ, médecin en chef de la Régence, avant de les supplanter progressivement à la cour puis à la ville. Leur statut hybride de fonctionnaires étrangers, non-musulmans (chrétien ou juifs), sujets de puissances européennes et leur intimité avec les princes et la famille régnante les amènent à occuper une charge inconnue jusqu’alors dans leur corps : celle de consul d’une nation européenne. Les fonctions, assumées simultanément, leur confère puissance, distinction et influence les amenant à intervenir dans les affaires locales et bilatérales en mobilisant des ressources inaccessibles aux autres diplomates. Médecine, diplomatie, cultes et réseaux familiaux s’enchevêtrent pour engendrer de nouveaux espaces d’influence et de conquête.