La Corse, une « île-montagne » en Méditerranée. La construction d’un objet géographique, du regard des humanistes de la Renaissance à l’aboutissement de la géographie classique française à la fin du xxe siècle
Partagée entre les représentations italiennes qui l’intègrent dans une italianité géographique et l’appartenance française qui contribue depuis le xviiie siècle à en faire un modèle insulaire en Méditerranée, la Corse est devenue un champ privilégié de la géographie classique française depuis l’arri...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers de la Méditerranée
2022
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Partagée entre les représentations italiennes qui l’intègrent dans une italianité géographique et l’appartenance française qui contribue depuis le xviiie siècle à en faire un modèle insulaire en Méditerranée, la Corse est devenue un champ privilégié de la géographie classique française depuis l’arrivée de Raoul Blanchard et de l’école de Grenoble au début du xxe siècle. Leurs investigations scientifiques poussent alors à une connaissance naturaliste toujours plus approfondie de l’île, associée de façon complémentaire à l’établissement d’un diagnostic d’ordre économique et social. Cette démarche atteint son plein aboutissement à la fin du xxe siècle avec Pierre Simi qui peut à la fois établir une somme patrimoniale de savoirs et proposer une expertise sur les lieux requise par le débat public. En accordant toutefois une préséance au cadre naturel, garant implicite de la scientificité des géographes, elle conduit également à une utopie scientiste comme en atteste la quête impossible d’une singularité du Sillon central de la Corse sur le modèle du Sillon alpin. |
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