Valeurs nobiliaires et idéal chevaleresque. L’action du gouverneur François de Mandelot (1568-1582)

Le xvie siècle a longtemps été considéré comme un crépuscule de la chevalerie. Loin de disparaître, ces idéaux se sont en réalité transformés et imprègnent toujours les membres de la noblesse française. Les gouverneurs qui en sont issus se trouvent justement à l’intersection de plusieurs traits marq...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Auteur principal: Mingous, Gautier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers de la Méditerranée 2019
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le xvie siècle a longtemps été considéré comme un crépuscule de la chevalerie. Loin de disparaître, ces idéaux se sont en réalité transformés et imprègnent toujours les membres de la noblesse française. Les gouverneurs qui en sont issus se trouvent justement à l’intersection de plusieurs traits marquants de cette culture chevaleresque. Hommes de guerre et serviteurs du roi, ils apparaissent comme de parfaits chevaliers guidés par un esprit et des gestes propres à leur rang. À travers la figure de François de Mandelot, gouverneur du Lyonnais entre 1568 et 1588, il s’agit de comprendre si ces idéaux sont effectivement intervenus dans l’activité politique et militaire quotidienne d’un gouverneur. Si de telles valeurs n’ont pas complètement disparues et sont même vantées dans certains textes littéraires, elles ne sont que très peu mobilisées et ne semblent pas s’imposer comme un outil de gouvernement. L’idéal du gouverneur chevalier laisse donc place à des valeurs nobiliaires fortes, révélatrices des évolutions traversées par la chevalerie.