Un cosmopolitisme de rontière
Au XVIIe siècle, le Grand Port de Malte, composé des quatre cités de La Valette, Vittoriosa, Senglea et Bormula, est un espace fortement cosmopolite, où se côtoient non-chrétiens et chrétiens. Les non-chrétiens sont tous esclaves, exception faite des marchands venus racheter les captifs qui résident...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Cahiers de la Méditerranée
2005
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Au XVIIe siècle, le Grand Port de Malte, composé des quatre cités de La Valette, Vittoriosa, Senglea et Bormula, est un espace fortement cosmopolite, où se côtoient non-chrétiens et chrétiens. Les non-chrétiens sont tous esclaves, exception faite des marchands venus racheter les captifs qui résident pour un temps très limité. Quant aux marchands, corsaires, marins, commerçants et artisans, ils sont tous catholiques : ceux qui ne le sont pas ne peuvent s’installer durablement à Malte. Un contrôle sévère de la population, mené par les autorités politiques et religieuses (Ordre de Malte, Inquisition, clergé), s’efforce constamment de maintenir une uniformité religieuse de la société portuaire, contribuant ainsi à une assimilation des nouveaux venus qui ne vivent donc pas en communautés. La situation frontalière de l’archipel maltais, en bordure de la rive musulmane, a favorisé la constitution d’un cosmopolitisme particulier, à la fois ouvert à la dissemblance (langues, coutumes, origines géographiques) et absolument clos à la différence religieuse. |
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