Les Borgia, ducs de Gandie. Le triomphe d’une noblesse qui s’est faite elle-même
Bien que le nom de famille Borgia (Borja) soit devenu synonyme de scandale et de dépravation, le grand péché de cette famille qui s’est faite elle-même, fut de gouverner à deux reprises l’Église catholique au xve siècle, alors qu’ils étaient étrangers à Rome (qu’ils n’étaient pas italiens) et qu’ils...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Bien que le nom de famille Borgia (Borja) soit devenu synonyme de scandale et de dépravation, le grand péché de cette famille qui s’est faite elle-même, fut de gouverner à deux reprises l’Église catholique au xve siècle, alors qu’ils étaient étrangers à Rome (qu’ils n’étaient pas italiens) et qu’ils étaient d’origine non aristocratique. Leur irrésistible ascension se prolongea à la tête du duché de Gandie, acquis par Alexandre VI pour son fils Pedro Luis et que François, arrière-petit-fils du pape qui, avant d’être un saint, fut courtisan, vice-roi et jésuite, fit fructifier, sans jamais renier son nom. Les Borgia arrivèrent à Gandie attirés par le commerce du sucre que produisaient les Morisques, et cette activité atteignit son plus grand essor en même temps que la famille prenait le « tournant borgien » dont ils étaient eux-mêmes à l’origine. |
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