L’ordre de Santiago, témoin et acteur d’une nouvelle classe nobiliaire dans les Espagnes des xve-xvie siècles
Les ordres, indépendants au départ, puis placés sous la direction du roi en 1523, contribuèrent à une assimilation religieuse et aussi à une uniformisation de la vie privée. En 1525, l’ordre de Santiago (comme ceux de Calatrava et Alcántara), dont le chef suprême se trouve être le roi, se servit de...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les ordres, indépendants au départ, puis placés sous la direction du roi en 1523, contribuèrent à une assimilation religieuse et aussi à une uniformisation de la vie privée. En 1525, l’ordre de Santiago (comme ceux de Calatrava et Alcántara), dont le chef suprême se trouve être le roi, se servit de l’Inquisition – appareil idéologique au service de l’État, du centralisme monarchique. La période des xve-xvie siècles, peut et doit être considérée comme charnière dans le sens où la définition de la noblesse évolua fortement. Les propos de Juan Rodriguez del Padron (traité. 1439 « Cadiras del honor ») démontraient que la noblesse du lignage était la seule reconnue. Or, il semblerait qu’à la fin du xve et au début du xvie, la seule noblesse ne pouvait être que la « catholique ». Ainsi, un bon chevalier, un bon noble doit être avant tout un bon chrétien persuadé et convaincu de sa foi. En le démontrant sans cesse, cet homme pouvait faire ses entrées dans les ordres. Nous verrons donc dans cet article que l’accès à un ordre est devenu le moyen ultime pour accéder à la noblesse, noblesse nouvelle. |
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