« Les affaires » de Pégomas : impossible confinement de la violence au village et fabrication d’une affaire à la Belle Époque
Entre 1906 et 1914, le village de Pégomas semble assailli par une horde d’insaisissables bandits qui incendient des granges, terrifient les villageois, tuent certains d’entre eux et profanent des cimetières. Ces crimes épars sont rassemblés dans un même dossier, les « affaires de Pégomas ». Journali...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Entre 1906 et 1914, le village de Pégomas semble assailli par une horde d’insaisissables bandits qui incendient des granges, terrifient les villageois, tuent certains d’entre eux et profanent des cimetières. Ces crimes épars sont rassemblés dans un même dossier, les « affaires de Pégomas ». Journalistes et enquêteurs construisent un récit unificateur : les « bandits fantômes » sont nés. Des moyens exceptionnels sont dépêchés depuis Paris pour rétablir l’ordre public dans ces campagnes insoumises. Les affaires de Pégomas deviennent une « affaire » d’État : alors que les élus locaux désirent résoudre les problèmes eux-mêmes, les événements de Pégomas envahissent la scène médiatique. Le procès du prétendu chef des bandits, Pierre Chiapale, est l’occasion d’un spectacle judiciaire qui transforme ces faits-divers en une « belle affaire ». Pas tout à fait en réalité, car il y manque des ingrédients essentiels : un épilogue moralisateur, une insoutenable injustice que l’on puisse dénoncer ; et une mémoire claire à transmettre au fil des générations. |
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