De l’intérêt d’être consul : quelques observations à partir de l’expérience américaine en Méditerranée

Cet article analyse les candidatures spontanées aux postes de consul des États-Unis entre 1778 et 1816, et les lettres écrites par les consuls des États-Unis en Méditerranée à leurs autorités de tutelle entre 1790 et 1815 pour comprendre les raisons qui poussent des individus, généralement des négoc...

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Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/cdlm,
Hlavní autor: Marzagalli, Silvia
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Cahiers de la Méditerranée 2019
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article analyse les candidatures spontanées aux postes de consul des États-Unis entre 1778 et 1816, et les lettres écrites par les consuls des États-Unis en Méditerranée à leurs autorités de tutelle entre 1790 et 1815 pour comprendre les raisons qui poussent des individus, généralement des négociants, à exercer une fonction à laquelle n’est attaché aucun salaire. Ce corpus permet tout d’abord de constater l’intérêt bien réel que les candidats portent à la charge ainsi que le positionnement de l’administration à l’égard des candidatures. Ensuite, l’article met en avant les intérêts matériels et immatériels liés à la charge, qui sont loin d’être négligeables. Au total, en utilisant la volonté de la jeune république de se doter d’un réseau consulaire, les négociants-consuls ont pu mobiliser à leur profit la respectabilité garantie par l’État à ses consuls, la protection qui dérive de cette charge, et la capacité étatique de contraindre ses ressortissants à faire appel aux consuls pour la délivrance d’une série d’actes payants.