La peste à Marseille et dans le sud-est de la France en 1720-1722 : les épidémies d’Orient de retour en Europe
Bien que non exclusivement provençale, l’épidémie de 1720-1722, qui constitue en Europe occidentale, un ultime et tardif épisode de la seconde grande pandémie de peste, reste très attachée, dans l’imaginaire commun, à cette région. De fait, c’est bien d’abord à Marseille, principal pôle des échanges...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Main Authors: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Bien que non exclusivement provençale, l’épidémie de 1720-1722, qui constitue en Europe occidentale, un ultime et tardif épisode de la seconde grande pandémie de peste, reste très attachée, dans l’imaginaire commun, à cette région. De fait, c’est bien d’abord à Marseille, principal pôle des échanges commerciaux maritimes en Méditerranée, que la maladie, en provenance des « échelles du Levant », fait son retour dans le royaume de France. Cet événement, dont la dimension tragique et a posteriori traumatique dans les mémoires se trouve renforcée par son caractère accidentel et relativement anachronique, a généré, dès son déroulement et dans son sillage, toute une littérature érudite et de témoignage, dans une moindre mesure une iconographie. Cette épidémie semble être en premier lieu la conséquence des entorses à un système de prévention pourtant bien éprouvé. Dans un tel contexte et face à une capacité de guérison encore hors de portée des savoirs médicaux, l’adaptation des pratiques mortuaires et la prise en main de la salubrité urbaine par des pouvoirs publics dotés de pouvoirs d’exception restent les rares moyens pour les communautés affectées de revendiquer encore une politique sanitaire. |
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