« Fate tutti il vostro dovere ! ». La publicité, de l’idylle à la culpabilisation
La Grande Guerre offre de nouvelles opportunités dans le domaine publicitaire : le discours écrit est d’abord accompagné puis remplacé par l’image, et les stratégies publicitaires, de plus en plus raffinées, exploiteront de manière inédite l’illustration et le slogan. Le départ des hommes au front p...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cdlm, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cahiers de la Méditerranée
2019
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La Grande Guerre offre de nouvelles opportunités dans le domaine publicitaire : le discours écrit est d’abord accompagné puis remplacé par l’image, et les stratégies publicitaires, de plus en plus raffinées, exploiteront de manière inédite l’illustration et le slogan. Le départ des hommes au front permet de cibler une nouvelle clientèle. La palette des articles proposés aux combattants et à leurs familles est vaste : nourriture, boissons, objets de toilette, vêtements, stylos-plumes, sans oublier les gadgets porte-bonheur. Les horreurs de la guerre ne sont jamais montrées ou évoquées, le but étant de vendre et non d’éveiller les consciences. Seule exception, les Emprunts nationaux, au cœur de la principale campagne publicitaire qui exploite les images des prisonniers, des blessés et des morts, avec un discours souvent cynique, extrêmement culpabilisant vis-à-vis de ceux qui sont restés à l’arrière. Vers la fin de la guerre on force davantage ce trait : on pousse à l’antagonisme entre civils culpabilisés et militaires culpabilisants, et on donne ainsi le jour à une incompréhension réciproque qui sera lourde de conséquences dans l’après-guerre. |
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