Les paysages urbains en mal d’émotions
Les professionnels de l’urbain s’intéressent de plus en plus aux dimensions idéelles et affectives qui traversent les villes. Cette recherche du sensible symbolise la nécessité d’espaces à même d’être éprouvés, contemplés, habités dans un contexte de perte de repères urbains avec la métropolisation...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cdg, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Carnets de géographes
2016
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les professionnels de l’urbain s’intéressent de plus en plus aux dimensions idéelles et affectives qui traversent les villes. Cette recherche du sensible symbolise la nécessité d’espaces à même d’être éprouvés, contemplés, habités dans un contexte de perte de repères urbains avec la métropolisation accélérée. Assisterions-nous pour autant à un tournant de la conception urbaine ? Rien n’est moins sûr. La considération dans les projets urbains des représentations, sensations, sentiments et émotions associés aux espaces reste à la marge. Pour appréhender le ressenti des lieux en tant que connaissance spatiale, sans les simplifier ou les instrumentaliser, il importe de s’interroger sur les définitions, les méthodes de recueil des rapports émotionnels aux lieux et leurs traductions spatiales. Les résultats des recherches-action « L’Enjeu du paysage commun » et « Fabrique Active du paysage », nous permet d’interroger les méthodes pour appréhender les ressentis, les subjectivités partagées et surtout les potentiels descripteurs de ce que nous nommons le monde urbain sensible. La connaissance du système d’affects urbains apparaît alors comme un enjeu de conception urbaine pour des lieux et paysages urbains qui ne soient plus en mal d’émotions. |
|---|