Poïesis et technologie de l’enchantement dans la « maison-stock » d’Olivier Jullian à Nîmes
En écho aux dynamiques actuelles qui voient converger géographes et littéraires autour d’objets « écopoétiques », nous proposons dans cet article d’examiner les enchevêtrements entre matière et signification qui se déploient dans un lieu urbain désormais célèbre, celui de la maison d’Olivier Jullian...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/cdg, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Carnets de géographes
2020
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En écho aux dynamiques actuelles qui voient converger géographes et littéraires autour d’objets « écopoétiques », nous proposons dans cet article d’examiner les enchevêtrements entre matière et signification qui se déploient dans un lieu urbain désormais célèbre, celui de la maison d’Olivier Jullian à Nîmes. Partie d’un énorme tas de tuiles dégagé lors de la réfection du toit, cette « maison-stock » occupant tout un îlot urbain a acquis au fil des ans une fertilité propre, à mesure que sont venus s’agréger sur ses façades et toitures des milliers de débris de vaisselle et fragments d’objets. Nourrie par la ville, et notamment par les habitants du quartier venant déposer aux abords de la maison tasses, assiettes cassées et rebuts divers, cette « maison-aimant » s’hybride avec son double rural, intégrant aussi de nombreux matériaux et objets que son propriétaire, ramène d’une seconde maison autoconstruite et autonome située en pleine campagne. Dans le cadre théorique des nouveaux matérialismes, cet article étudiera la façon dont se déploie à travers la maison d’Olivier Jullian un type de faire organique porteur d’une « autre » écopoétique, la « poïesis » se déployant non plus dans les textes mais dans le corps même de la ville, à partir d’un tissu de reconnexions métaboliques étroites. Nous verrons ainsi à travers le cas d’Olivier Jullian et de sa maison comment cette poïesis, marquée par des « poussées » imprévisibles et des proliférations spontanées, enchevêtre au sein de ses productions intérieur et extérieur, matière et significations mais aussi humains et non-humains, déterminant l’apparition d’une véritable « technologie de l’enchantement ». |
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